Aides et subventions pour créer son site internet en 2026 : le guide complet
En 2026, plusieurs dispositifs publics permettent de financer une partie ou la totalité de la création de votre site internet. Le chèque France Num couvre jusqu'à 500 €, les aides régionales vont jusqu'à 20 000 €, et le Prêt Boost Bpifrance propose entre 5 000 € et 75 000 € sans garantie. En cumulant les dispositifs, jusqu'à 70 % du coût peut être couvert.

Le chèque France Num : 500 € pour votre site web
Le chèque France Num est le dispositif le plus simple et le plus accessible pour financer un site web.
Montant : 500 € maximum.
Qui peut en bénéficier : Toute TPE de moins de 11 salariés avec un chiffre d'affaires inférieur à 2 millions d'euros. Cela couvre la quasi-totalité des artisans, commerçants, professions libérales et micro-entreprises en France.
Ce qu'il finance : La création ou la refonte d'un site internet, l'achat d'un nom de domaine, l'hébergement, une formation au numérique, ou toute prestation de digitalisation.
Comment l'obtenir :
- Vérifiez votre éligibilité sur francenum.gouv.fr
- Choisissez un prestataire référencé (ou tout prestataire si le dispositif de votre région n'impose pas de référencement)
- Faites réaliser votre site
- Transmettez la facture acquittée pour obtenir le remboursement
Le calcul : Si votre site coûte 490 € chez KYTIPO, le chèque France Num couvre la totalité du prix. Votre site vous revient à 0 € net après remboursement.
Ce dispositif est renouvelé chaque année par le gouvernement. Il fait partie du plan France Num lancé en 2018, qui a déjà accompagné des dizaines de milliers de TPE dans leur transition numérique.
Les aides régionales : jusqu'à 20 000 € selon votre territoire
Chaque région de France propose ses propres dispositifs d'aide à la digitalisation. Voici les principaux :
| Région | Dispositif | Montant max | Conditions |
|---|---|---|---|
| Île-de-France | Chèque numérique TPE/PME | 1 500 € | TPE < 50 salariés |
| Occitanie | Pass Occitanie Transformation Numérique | 20 000 € (50%) | TPE/PME < 250 salariés |
| Nouvelle-Aquitaine | Conseil Numérique | 3 000 € | TPE/PME, diagnostic préalable |
| Auvergne-Rhône-Alpes | Ambition Numérique | 10 000 € (50%) | PME < 250 salariés |
| Hauts-de-France | Chèque transformation numérique | 5 000 € | TPE < 20 salariés |
| Grand Est | Aide à la digitalisation | 8 000 € (50%) | TPE/PME |
| Bretagne | Breizh Numérique | 5 000 € | Artisans et commerçants |
| Pays de la Loire | Chèque transformation digitale | 3 000 € | TPE < 20 salariés |
Important : Ces dispositifs évoluent fréquemment. Vérifiez la disponibilité actuelle auprès de votre CCI (Chambre de Commerce et d'Industrie) ou CMA (Chambre de Métiers et de l'Artisanat) locale.
La plupart de ces aides sont cumulables avec le chèque France Num. Un artisan en Occitanie peut donc théoriquement bénéficier de 500 € (France Num) + jusqu'à 20 000 € (Pass Occitanie) = jusqu'à 20 500 € d'aides pour un projet de digitalisation complet.
Le Prêt Boost Bpifrance : 5 000 à 75 000 € sans garantie
Pour les projets plus ambitieux, Bpifrance propose le Prêt Boost Transformation Numérique.
Montant : de 5 000 € à 75 000 €.
Conditions :
- TPE/PME de plus de 12 mois d'activité
- Sans garantie personnelle ni caution
- Taux préférentiel (actuellement autour de 3-4 %)
- Remboursement sur 2 à 5 ans
- Différé de remboursement possible (6 à 12 mois)
Ce prêt est adapté aux projets qui vont au-delà du simple site vitrine : e-commerce, logiciel métier, application mobile, SaaS, système de réservation complet.
Comment l'obtenir : La demande se fait directement sur le site de Bpifrance (bpifrance.fr). Le processus est plus rapide qu'un prêt bancaire classique — comptez 2 à 4 semaines pour obtenir une réponse.
Ce prêt est cumulable avec les aides régionales et le chèque France Num. Un artisan qui veut un site avec système de réservation et paiement en ligne (budget 3 990 €) peut combiner : 500 € (France Num) + aide régionale + Prêt Boost pour la différence = zéro avance de trésorerie.
Les aides sectorielles : agriculture, tourisme, artisanat
Certains secteurs bénéficient d'aides spécifiques pour la digitalisation :
Agriculture et viticulture : FranceAgriMer propose des aides allant jusqu'à 40 % du montant plafonné à 15 000 € pour la digitalisation des exploitations agricoles. Cela couvre la création de site web avec e-commerce (vente directe), les outils de gestion de commandes en ligne, et les systèmes de réservation pour l'agritourisme.
Tourisme : L'ADEME et les ADT (Agences Départementales du Tourisme) proposent des aides à la digitalisation pour les hébergeurs (gîtes, hôtels, campings). Les montants varient de 1 000 à 10 000 € selon les départements. Le multi-langue est généralement éligible.
Artisanat : Les CMA (Chambres de Métiers et de l'Artisanat) proposent des accompagnements gratuits et des aides au numérique. Certaines CMA financent directement la création de site web pour leurs ressortissants.
Commerce : Le dispositif FISAC (Fonds d'Intervention pour les Services, l'Artisanat et le Commerce) a été remplacé par des dispositifs locaux. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou communauté de communes.
Associations : Le FDVA (Fonds pour le Développement de la Vie Associative) finance la digitalisation des associations. Montant : jusqu'à 15 000 € par projet. Les associations reconnues d'utilité publique ont accès à des dispositifs supplémentaires.
Les erreurs qui vous font perdre vos aides
Chaque année, des milliers de demandes d'aides sont refusées pour des raisons évitables :
- Commencer les travaux avant la demande d'aide. La plupart des dispositifs exigent que la demande soit déposée AVANT le démarrage du projet. Si vous avez déjà signé le devis ou payé un acompte, l'aide peut être refusée.
- Un devis imprécis. Le devis doit détailler clairement les prestations : nombre de pages, fonctionnalités, hébergement, formation. Un devis en une ligne (« Création site internet — 990 € ») sera rejeté.
- Ne pas vérifier les conditions de cumul. Certaines aides ne sont pas cumulables entre elles. Vérifiez auprès de chaque organisme avant de compter sur un cumul.
- Dépasser les délais. Les aides ont souvent une date limite de dépôt ou une enveloppe budgétaire limitée. Premier arrivé, premier servi.
- Oublier la TVA. Les montants des aides sont généralement en HT. Si vous n'êtes pas assujetti à la TVA (micro-entrepreneur), vérifiez si l'aide couvre le montant TTC ou HT.
Pour en savoir plus sur le prix de votre site avant de demander des aides, consultez notre guide complet des prix de sites internet en 2026.
Questions fréquentes
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Comment cumuler les aides : le parcours pas-à-pas
Voici le parcours optimal pour maximiser vos aides :
Étape 1 — Vérifiez votre éligibilité (30 minutes). Rendez-vous sur francenum.gouv.fr pour le chèque France Num, puis sur le site de votre Région pour les aides régionales. Notez les montants et les conditions.
Étape 2 — Contactez votre CCI ou CMA (1 rendez-vous). Ils ont un conseiller numérique qui connaît tous les dispositifs disponibles dans votre territoire. Ce rendez-vous est gratuit et peut vous faire économiser des milliers d'euros.
Étape 3 — Choisissez votre prestataire et obtenez un devis. Attention : certaines aides exigent que le devis soit accepté AVANT le début de la prestation. Ne commencez pas les travaux avant d'avoir la confirmation de l'aide.
Étape 4 — Montez votre dossier de demande. En général, il vous faut : le devis détaillé du prestataire, votre Kbis ou extrait INSEE, votre dernier bilan comptable, et une description du projet (1 page suffit).
Étape 5 — Lancez le projet une fois l'aide confirmée. Faites réaliser votre site. Payez le prestataire. Transmettez la facture acquittée pour obtenir le remboursement.
Exemple concret : Un plombier en Île-de-France qui veut un site vitrine à 990 € :
Chez KYTIPO, on vous accompagne dans l'identification des aides disponibles pour votre situation et votre territoire. On vous fournit le devis formaté pour le dossier d'aide, et on s'assure que les conditions sont respectées pour maximiser votre remboursement.